Généasens souhaite faire prendre conscience au plus grand nombre de l’intérêt individuel et collectif que présente une analyse transgénérationnelle, c‘est pourquoi votre expérience ainsi qu’un bilan des résultats personnels et familiaux obtenus intéressent notre communauté.
Un généalogiste professionnel à la recherche de ses racines paternelles découvre la psychogénéalogie
Mon premier contact avec la psychogénéalogie remonte à quelques années lorsqu’une amie m’offrit le best-seller d’Anne-A. Schützenberger « Aïe, mes aïeux ! » Mais ma quête avait commencé bien plus tôt, puisque je m’étais moi-même spécialisé dans le domaine de l’histoire des familles, ce qui constitue aussi une véritable passion en soi...
« Sois pauvre ma fille ! » voilà ce que j’avais hérité comme injonction
Durant neuf, dix ans, une fois par semaine, parfois deux…je me suis allongée sur le même divan, dos au même psychanalyste, avec une régularité d’horloge suisse. Ce long et minutieux travail d’analyse m’a permis de me remettre sur le devant de la scène, la mienne, celle de ma vie...
Rites funéraires : Nous, les laïcs, nous sommes nuls.
J'ai incinéré mes parents et beaux-parents et même mon épouse c'est dire que j'ai de l'expérience. Expérience du rite chrétien également car je ne suis pas un athée "bouffeur de curés" qui se refuse à honorer les morts qui auraient choisi de passer par l'Eglise même s'ils ne croyaient pas vraiment en Dieu.
De tout temps, les hommes un peu civilisés ont pratiqué des cérémonies pour leurs défunts. Mais aujourd'hui, on dirait que l'on n'a plus de temps pour les rites funéraires.
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Dans nos recherches, n’oublions pas les photos...
La puissance, l’impact des images et du son sont d’une force incroyable .C’est pourquoi il me semble important de ne pas négliger ces médias dans nos travaux de psychogénéalogie.
Dans nos recherches, n’oublions pas les photos, les films familiaux, les enregistrements des voix de nos parents, grands-parents et autres. Mais aussi les images d’actualité qui peuvent conforter, étayer les événements du roman familial.La charge émotive générée par l’évocation visuelle et/ou sonore des souvenirs peut mobiliser d’autres énergies pour la poursuite du travail.
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Mon frère n’est pas mon frère !
1981, l’année du changement en France, nouvel élu, des années d’attente font place à l’espoir, tout est possible… on a vu !
Et pour moi, jeune adolescent de presque 18 ans, c’est la découverte en cours de sciences naturelles de la génétique par les groupes sanguins.
« A+ et O+ donnent A+ ou O+… » Moi, le clown de la classe toujours prêt à me faire remarquer, « ah non Madame, c’est faux parce que mon père est A+, ma mère O+ et frère est B+ alors vous voyez bien que vous dites n’importe quoi ! » La prof, gênée et interloquée, « je confirme la théorie, voyez avec vos parents ! ».
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Les interstices !
Le mur de Berlin s’écroula.
Un mur dans mon être en fit autant ! Un extraordinaire retour du refoulé me submergea un temps.
Dans mes rêves, des souches et des gênes constituaient la poussée de ma force vitale.
Je me souviens de cet arbre sorti de terre comme image d’un moi en guérison.
Pendant un temps, l’analogie de « dates événements » avec mes aïeux était évidente.
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Hantise in/out
Monsieur P. lutte en général contre le sommeil.
Il s’empêche de dormir des nuits durant, entières. De crainte de s’oublier, d’omettre de se maintenir en vie le cas échéant…
Statufié dans son lit ou bien agité, mais mutique.
J’entends encore sa femme nous dire il y a quelques jours : - C’est un drôle d’homme. Il est toujours très gentil et je peux lui demander tout ce que je veux, les enfants et les voisins aussi… Mais quand il se ferme, on ne le retrouve plus. Il se retranche en lui-même et il ne faut pas le déranger.
À cet instant, je réalise très simplement que cet homme-là a un secret ! Cette intuition m’effraie, comme si j’étais passé trop près d’une voiture en marche.
Secret du genre inavouable, à personne.
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Bouteille à la mer et synchronicité
Bizarrement, il me fallut attendre un an et demi et surtout le début du travail d’analyse transgénérationnelle pour reprendre contact avec Jos, le « cousin » retrouvé. En même temps que je lui écris, j’envoie une « bouteille à la mer » sous forme d’un mail à l’administration communale dans lequel j’explique ma recherche. En fait, je recherchais le nom de l’église proche de l’administration communale où je supposais que Maman avait été baptisée. Trois jours après la seconde séance de psychogénéalogie, alors même que j’avais oublié l’envoi de cette « bouteille », je reçois avec stupéfaction un mail d’une employée qui me dit : « Madame, je viens de retrouver le certificat de naissance de votre maman, je vous l’envoie immédiatement. » et elle conclut en me demandant « si j’en ai encore besoin » et en espérant que cela m’agréera !! ..
Génosociogramme et apaisement
Crises d’angoisses, regrets amers, pis…, remplie de remords… voilà dans quel état je me trouvais quotidiennement de longues années après ce foutu pas de travers…
Tout était pourtant bien terminé, plus une once de sentiment à l’égard de cet autre homme que mon mari, plus aucun contact. Le fait de savoir que ces crises d’angoisse venaient de cette aventure extraconjugale n’enlevait en rien cette culpabilité envahissante et ne diminuait pas ma détresse. Des images de « ma faute » me revenaient sans cesse comme si j’étais chaque fois rappelée à l’ordre et happée par une vidéo qui me remontrait ce que j’avais osé faire…
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Mon arbre s’est remis à vivre
Je ne voulais pas vraiment participer au troisième atelier d'analyse transgénérationnelle. Je n'avais pas discuté avec ma famille et il me semblait que je n’avais aucun élément nouveau à fournir. Et c’est à ce moment !!!, 5 mois après avoir ouvert la porte de l’analyse transgénérationnelle, le premier jour que je suis de retour en Belgique, quelques heures après être arrivée, que m'explose au visage un secret de famille. Je ne m'y attendais pas du tout ! Quand je vous dis secret de famille, c’est un lourd secret, difficile à avouer et difficile à mettre en mots, et pourtant...ça s’est bien réellement produit ! Je pensais que ce secret était le mien mais c’était aussi un secret que je partageais, sans le savoir, avec mes tantes. Mes tantes et peut être d’autres personnes encore ?..
Le fantôme libéré
L'histoire qui va suivre est celle d'une enfant qui a vu son fantôme disparaître quand elle a pris conscience du trauma d’où il était né. Il montre à quel point nos traumas personnels peuvent influencer nos enfants, même si eux ne les ont pas vécus...